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La petite prison dans la mairie

Le phénomène appelé cabanisation concerne, entre 5000 à 10 000 logements et 20 000 à 30 000 personnes dans le Languedoc Roussillon avec 2,5 millions d’habitants, soit au moins un habitant sur 100.
Érigé en grande partie sur le cordon littoral et la zone des étangs, cette cabanisation concerne initialement un habitat de loisir, souvent transformé en habitat principal avec l’intégration de ces espaces touristiques dans les zones périurbaines.
A l’intérieur des terres, l’habitat précaire des pauvres est plus courant.
Enfin, l’habitat illégal en mobil home concerne en particulier des retraités peu fortunés venus du Nord, des étudiants à proximité des villes comme Béziers et, faits récents, des travailleurs pauvres.
Le développement de la cabanisation de certains espaces agricoles est lié à la fois au recul de l’agriculture, à la spéculation foncière, au caractère très morcelé de la propriété foncière.
En parallèle, émerge le besoin sûrement légitime de nos concitoyens de disposer d’un bout de nature pour des usages de loisirs (chasse, pêche), de villégiature à la bonne franquette, de jardins potagers.

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Dans un pays comme la France, réputé (et parfois décrié) pour l’intensité et la rigueur de ses textes législatifs et réglementaires qui encadrent les règles de construction, comment expliquer la relative indifférence à ce phénomène ?
Dans une commune comme Villeneuve les Béziers, réputé laxiste par la nonchalance et l’indifférence du saigneur de la campagne, comment expliquer la volonté de son engagement à réduire la cabanisation lors de la campagne électorale de 2014 ?
Voici trois exemples concrets :

Exemple n° 1 : Chemin des Rompudes

Rompudes IGN

Ci-dessous Parcelle en 2006 :

Rompudes 2006

Et maintenant ci-dessous Parcelle en 2016 :

Rompudes 2014

Exemple n° 2 : Chemin des Salancs

Salancs IGN

Ci-dessous Parcelle en 2006 :

Salancs 2006

Ci-dessous la même Parcelle en 2016 :

Salancs 2014

Et maintenant Exemple n° 3 : Lieu-dit les Verbels

Verbels IGN

Verbels IGN Détail

Ci-dessous Parcelle en 2006 :

Verbels 2006

Et maintenant la même Parcelle en 2016 :

Verbels 2014

Tout le monde peut constater au contraire le désengagement du joueur de flûte plus prompt à se prendre de grosses caisses, de l’adjointe à l’urbanisme (qui après avoir saigné les finances, détruit désormais notre paysage), de l’adjoint chargé de la sécurité (qui une fois de plus ne doit pas se sentir concerné) ainsi que l’adjointe à l’environnement plus encline à donner la gougoutte à son chat.
Il est à noter que les 3 sites mentionnés sont tous présents dans le périmètre d’une zone Natura 2000 au titre de la directive Oiseaux.
La 7ème adjointe, bien au fait de cette législation (voir ICI notre article sur le sujet) et grande experte en communication, aurait pu le leur signifier.
Certaines communes n’ont pas hésité à se retrousser les manches et à élaborer une charte avec les services de l’État pour lutter contre la cabanisation.

Cliquez ci-dessous pour consulter la charte:

En préambule de cette charte, il est mentionné ceci : « Cette charte est ouverte à toute collectivité territoriale du département de l’Hérault qui entend se joindre à l’effort collectif et contribuer ainsi au bien être des habitants. »
Quand est-ce que le saigneur de la campagne Villeneuvoise y intégrera notre commune et prendra part à cette charte, notamment les points énoncés en page 5 du document ?
Après avoir faussement annoncé le « bon vivre » en centre-ville, quand va-t-il instaurer le « bon vivre » en campagne entre les amoureux de la nature et ses fossoyeurs (voir ICI notre article )?
Aujourd’hui, nous voyons poindre un nouveau phénomène dans la région qui arrivera d’ici peu dans notre commune.

De la cabanisation à la gentrification

En effet, depuis de nombreuses années, de nouveaux venus, qu’ils soient d’autres régions françaises notamment les parisiens et les lyonnais, mais aussi des étrangers de l’Europe du Nord, ont acquis de nombreuses maisons secondaires dans notre région.
Le côté positif est que ces résidents secondaires améliorent l’habitat en investissant dans de lourds travaux parfois pour rénover ces bâtis.
Pour cela, ils font fonctionner l’économie locale qui en retire des bénéfices.
Le côté négatif se situe au niveau des autochtones qui financièrement ont du mal à devenir propriétaire au vu de l’augmentation du prix de l’immobilier depuis de très nombreuses années.
Ce phénomène se déplace aujourd’hui vers les terrains de loisirs, où l’on voit apparaître des gens plutôt aisés acquérir des terrains de loisirs en campagne, et ainsi se substituer à des personnes plutôt pauvres, qui cultivent la terre pour produire quelques fruits et légumes et améliorer l’ordinaire.
Le prix d’un lopin de terre inondable risque fort de flamber.

De la cabanisation à la spéculation

Nous voyons également apparaître de petits requins financiers en herbe qui projettent l’achat de surfaces agricoles pour les diviser en petits lots, et ensuite les mettre en location comme terrains de loisirs, potagers, etc… dans le seul but de se faire de l’argent.
Ces petits malins ont comme arguments de vente un terrain fourni avec eau de BRL et électricité.
Manque plus que la délivrance d’un permis de construire, une piscine et un  raccordement à l’assainissement délivré par le Maire et nous aurons de jolies cabanes.
Tant qu’à faire, autant installer des mâts d’éclairage autonome ainsi que de petites éoliennes pour alimenter le micro-onde et nous aurons de jolie bidonville de luxe.
Décidément, à chaque coin de vignes, on en apprend des vertes et des pas mûres.

Notre pseudo maire se servirait-il de la cabanisation pour palier à la carence en logements sociaux ?

Ceci n’étonnerait personne hormis peut-être le Sous-préfet car, il faut le rappeler, c’est lui désormais qui exerce le droit de préemption immobilière en lieu et place du maire qui l’a perdu !

Le saigneur de Villeneuve devrait peut-être investir dans le renseignement pour éviter des mauvaises surprises dans les mois à venir.
Pour lutter contre la cabanisation, la SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural) propose des outils originaux aux collectivités locales :

  • Vigifoncier, un outil de veille foncière en ligne réservé aux collectivités
  • La Convention de mise à disposition (CMD)
  • Le droit de préemption de la SAFER

Des contacts ont-ils été établis avec la SAFER ?
Ce sont-ils  renseignés sur ces outils ?
Permettez-nous d’en douter.
Le constat est simple : Dilapidman n’a pas réussi à réduire la cabanisation, ni de la maîtriser et de la stopper et peut-être même de s’y intéresser. Non, il a encore laissé proliférer ce problème en sachant que la compétence Urbanisme sera tôt ou tard transférée à la CABEM au travers des PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal).
Ce jour-là, Villeneuve n’aura plus du tout la maîtrise de son foncier.

Le soldat Galonnier a déclaré forfait avant même d’avoir lutté. Dommage que les électeurs ne l’ai pas réformé en 2014.
Prisonniers de ses fausses promesses, les Villeneuvoises et les Villeneuvois devront supporter un bilan désastreux et médiocre.
Déjà 8 ans de perdu !

A vous de juger !

R.V.